Les enjeux du développement
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l’augmentation constante du nombre d’habitants sur Terre entraine une augmentation de l’occupation des territoires et de leur aménagement sans précédent dans l’histoire de l’humanité
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cela ne se fait pas sans conséquence sur notre environnement et pollution et destructions suivent de près les grands foyers de peuplement de la planète
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néanmoins le peuplement n’est pas partout le même sur Terre et de grandes variations existent au sein des différentes régions du globe, entraînant des inégalités aussi fortes que ces variations elles-mêmes
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pour répondre à ces nouveaux enjeux est apparu le concept de développement durable qui vise à répondre aux besoins d’une planète de plus en plus peuplée
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les politiques lancées dans cette optique visent à corriger et réduire ces disparités à l’échelle mondiale
1 Une planète inégalement développée et peuplée
a) Des pays riches et des pays pauvres, des pays développés et en voie de développements
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de nombreux indicateurs peuvent être utilisés pour déterminer la richesse ; le plus couramment utilisé est le PIB/habitant/an
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les pays riches sont pour la plupart situés dans l’hémisphère Nord du globe avec en particulier l’Amérique du Nord, l’Europe, le Japon, Taiwan et Singapour ; certains sont cependant situés dans l’hémisphère Sud comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande ; tous ces pays représentent 80% de la richesse mondiale alors qu’ils ne représentent que 20% de la population mondiale
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à l’inverse les pays les plus pauvres sont majoritairement situés dans l’hémisphère Sud et en particulier l’Afrique et l’Asie ; ne représentant que 20% de la richesse mondiale, leur population représente en revanche 80% de la population mondiale – population qui vit essentiellement des ressources de la terre et des ressources primaires
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c’est cette partition Nord/Sud qui nous amène à différencier et opposer pays du Nord (riches et développés) et pays du Sud (pauvres et en marge du développement) ; il est de plus à noter qu’au cours des dernières décennies, la fracture entre Nord et Sud s’est aggravée, l’écart entre les deux se creusant
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au-delà de la richesse des pays, des écarts sont aussi à noter en termes de développement entre les pays développés et les pays en voie de développement
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un marqueur du développement d’un pays est l’IDH (Indicateur de Développement Humain) : le PIB (Produit Intérieur Brut) n’étant qu’une moyenne nationale des richesses du pays, il ne permet pas de connaitre le niveau de développement d’un pays puisqu’un pays peut être riche et ne pas investir dans le développement par exemple
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de manière générale, les pays à PIB élevé semblent avoir un IDH élevé aussi ; mais il n’y a aucun lien à faire entre les deux et certains pays au PIB élevés connaissent un IDH faible et inversement
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ainsi le Brésil ou l’Afrique du Sud ont un PIB élevé mais un IDH inférieur à la moyenne mondiale ; à l’inverse la Paraguay ou le Mexique ont un PB moins élevé mais un IDH au dessus de la moyenne mondiale
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l’éducation reste un enjeu majeur du développement et rentre en compte dans le calcul de l’IDH d’un pays
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cependant ces disparités de développement, avant de se marquer à l’échelle globale, se voient aussi et surtout à échelle nationale dans les pays en voie de développement où elles sont plus marquées que dans les pays développés
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dans certains pays du Nord des régions sont aussi plus riches que d’autres ; mais les écarts ne sont pas aussi importants que les disparités que l’on peut trouver dans les pays du Sud
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ainsi les capitales et les régions clés d’un pays (littoraux, frontières, ressources naturelles, etc) tirent généralement parti de leur position privilégiée pour concentrer le développement économique au détriment des autres régions
b) Des inégalités de peuplement
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la Terre compte aujourd’hui un peu plus de 6.8 milliards d’habitants ; elle est cependant inégalement peuplée puisque près de 72% de cette population occupe 12% des territoires en de grands foyers de peuplement
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on compte quatre foyers majeurs de peuplement que sont l’Europe de l’Ouest, l’Asie du Sud, l’Asie du Sud-Est et l’Asie de l’Est ; à ces foyers s’ajoutent des foyers secondaires (Amérique du Nord, Russie de l’Ouest, Afrique de l’Ouest, etc)
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les quatre foyers majeurs associent une occupation très forte de l’espace sur de larges étendues avec de fortes densités rurales et de grandes agglomérations
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les foyers de peuplement asiatiques sont les plus peuplés du monde mais ils connaissent dans leur densité de population de grandes disparités avec des aires aux densités de population extrêmement élevées dans quelques grandes villes qui côtoient des aires plus vides à proximité immédiate de ces grandes agglomérations
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à l’inverse le foyer européen est moins densément peuplé mais dispose d’un tissu urbain beaucoup plus dense avec un chapelet de villes d’importance plus ou moins grandes dans les anciennes régions industrielles s’étalant de Londres à Milan en passant par le Rhin
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aujourd’hui la population mondiale continue d’augmenter mais l‘accroissement démographique ralentit en raison d’une baisse de la fécondité et l’augmentation de la population globale est principalement le fait des pays du Sud (l’Afrique notamment dont la population devrait exploser dans les années à venir)
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de plus les prévisions actuelles annoncent une diminution de la fécondité d’ici 2050, en lien avec une augmentation de l’alphabétisation des femmes ; plus indépendantes, les femmes se mettent en couple plus tardivement et ont donc des enfants plus tardivement que les générations précédentes
c) Les raisons de telles disparités
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les écarts de richesse et de développement remontent à la révolution industrielle du XIXème siècle et ne cessent de s’accroître depuis quelques décennies
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cependant les pays pauvres possèdent eux aussi des ressources naturelles et malgré les contraintes naturelles qui sont souvent le lot de ces pays, ils n’en possèdent pas moins un potentiel exploitable
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la seule explication admise est le rôle indéniable joué par la colonisation européenne qui a désorganisé les structures politiques, économiques et sociales de ces pays et accaparé leurs richesses
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à cela s’ajoute généralement une gestion non démocratique du pays qui fait qu’une minorité s’accapare la majorité des richesses
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par ailleurs et paradoxalement, l’opposition Nord/Sud reste assez commode pour la plupart des gens et les écarts se sont aussi creusés à l’intérieur même de ces entités
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ainsi au Nord la Triade Amérique du Nord/Europe de l’Ouest/ Japon et Corée du Sud dominent l’économie et le commerce mondial et se distinguent de l’ancien bloc communiste
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au Sud les écarts sont encore plus marqués et certains pays sont de grandes puissances par leur taille et leur population (Chine, Inde, …), d’autres par leur économie (Afrique du Sud) ; d’autres accueillent les entreprises délocalisées du Nord (Indonésie, Tunisie, …), d’autres vivent de la rente énergétique (Lybie, Arabie-Saoudite, …) ; enfin certains ne semblent pas progresser (les Pays les Moins Avancés)
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quant aux inégalités de peuplement, elles peuvent s’expliquer par diverses raisons et contraintes auprès des populations
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les facteurs climatiques sont les plus courants et ainsi les régions les plus froides et les plus arides seront peu peuplées au regard des contraintes qu’imposent à l’homme de telles conditions ; il en va de même pour les chaînes montagneuses
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les contraintes peuvent aussi être d’ordre météorologiques et des pluies trop abondantes ou des catastrophes naturelles à répétition dans certaines parties du globe peuvent déterminer le peuplement de ces régions
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à ces contraintes s’ajoute généralement la pauvreté des ressources et des richesses de la terre dans ces mêmes aires géographique qui sont une contrainte supplémentaire à une installation durable de population
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cependant, il ne faut pas tomber dans un excès de zèle et il est à noter que les conditions climatiques et météorologiques ne sont pas toujours une entrave au peuplement (typhons et tornades ne semblent pas être une contrainte assez forte)
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les régions les plus densément peuplées sont aussi celles qui, historiquement, ont le plus attiré l’Homme : des régions fertiles, des littoraux ou embouchures de fleuves qui, depuis des millénaires, sont exploités et habités par l’Homme
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les régions minières et industrielles se prêtent aussi particulièrement bien à la création de grands foyers de peuplement – foyers qui se perpétuent même après que les ressources du sous-sol aient été épuisées
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Nord et Sud s’opposent sur le globe avec un Nord développé et riche et un Sud en développement et plus pauvre, créant une grande hétérogénéité au sein du globe
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mais cette hétérogénéité se retrouve aussi au sein du Nord et du Sud qui ne présentent pas non plus des pays identiques dans leur développement et leurs richesses
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quant au peuplement, les grands foyers sont ceux d’hier qui ont explosé pour concentrer en leur sein une population toujours plus nombreuse tandis que des espaces inhabités ou moindrement peuplés les séparent à la surface de la terre
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de telles disparités de richesse peuvent s’expliquer par l’histoire de ces pays qui, colonisés et décolonisés, n’ont sans doute pas pu/su se reconstruire ; le peuplement et ses disparités a quant à lui des raisons autres dont les conditions climatiques sont sans doute l’explication la plus courante
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le développement durable, apparu il y a une dizaine d’années, vise ainsi à réduire ces disparités et à maîtriser et aménager ce monde en perpétuel évolution pour aujourd’hui et demain
2 La mise en œuvre du développement durable
a) Le développement durable et les indicateurs du développement du monde
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en 1987 dans son livre Notre avenir à tous, Gro Harlem Bruntland définit le développement durable comme un « développement permettant d’assurer les besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs »
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si la croissance et la richesse d’un pays peuvent se mesurer, son développement durable est cependant plus difficile à quantifier et les défenseurs du développement durable critiquent même les indicateurs de croissance économique tel que le PIB – croissance économique et disparition des ressources naturelles allant bien souvent de paire
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en effet le PIB est calculé sur le résultat d’une production qui est généralement marchande ; la production non marchande est quant à elle plus difficile à quantifier et c’est ainsi qu’éducation, justice, etc passent à la trappe d’un tel calcul
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c’est la raison pour laquelle les défenseurs du développement durable refusent de tels indicateurs
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or le PIB a été retenu par l’INSEE comme indicateur de la stratégie française en matière de développement durable ; mais ce dernier ne prenant pas en compte les ressources non renouvelables du pays, certains experts ont établi un PIB Vert qui tient compte de l’impact de l’économie sur l’environnement
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cependant, ce PIB Vert reste très difficile à calculer à cause des problèmes d’estimation des ressources naturelles
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c’est pourquoi a été créé en 2006 l’IPE (Indice de Performance Environnemental) se basant sur 16 critères environnementaux ; il est aujourd’hui utilisé pour comparer l’efficacité des politiques environnementales ; néanmoins cet IPE montre vite ses limites car les critères sélectionnés sont essentiellement des critères de gestion et traitement des ressources (traitement des eaux usées, etc) qui nécessitent de grandes infrastructures que seuls les pays industrialisés peuvent se permettre d’avoir
b) Des solutions durables
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en 1992 se réunissait à Rio de Janeiro le Sommet e la Terre, rencontre décennale organisée depuis 1972 par l’ONU et réunissant des dirigeants mondiaux ; ce sommet de 1992 lança la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (première tentative de cerner ce qu’est le changement climatique et de voir comment y remédier)
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les chefs d’états présents ont adopté un recueil de principes fondateurs du développement durable et différents moyens à mettre en œuvre ont été identifiés (éducation, formation, …)
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lors de ce sommet fut créé et adopté Agenda 21, un plan d’action pour le XXIème siècle décrivant les secteurs où doit s’appliquer le développement durable dans le cadre des collectivités territoriales ; ils adoptèrent en parallèle une déclaration sur l’environnement et le développement
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chaque pays s’engage à adopter une stratégie nationale de développement durable avec la création d’Agenda 21 locaux entrainant des mises en pratique concrètes
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le développement durable devient ainsi objet de politique en créant des accords mais aussi une nouvelle manière de gérer le monde
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cependant les acquis d’Agenda 21 sont aujourd’hui assez limités puisque grand nombre d’acteurs profitent du caractère généraliste du cahier des charges pour infléchir le projet dans leur sens et ainsi obtenir des financements ; de plus, les résultats dans les pays du Sud sont bien souvent désastreux puisque non-adaptés aux réalités locales
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de plus seuls les pays les plus riches peuvent se permettre de financer des projets de développement durable qui restent un luxe que les pays en développement ne peuvent pas s’offrir puisque ne possédant pas de financements alloués au développement durable
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au regard d’aujourd’hui, on peut noter une fracture entre l’Europe, le Japon et l’Australie et le reste du monde – les premiers appliquant le plus d’Agenda 21 dans leur pays
c) Le Sud, enjeu du développement durable de demain
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les villes du Sud réunissent déséquilibres économiques, sociaux et environnementaux
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l’urbanisation accélérée qi a eu lieu dans les pays du Sud a été très mal vue pour le développement du pays ; mais il n’y a jamais eu développement sans urbanisation et le fait est qu’aujourd’hui les pays du Sud ont réalisé une transition urbaine comme l’humanité n’en a jamais connue puisque la majorité des villes multimillionnaires sont dans des pays du Sud
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les villes du Sud sont à la fois des pôles de production économique et d’innovation mais aussi des foyers d’éducation, d’évolution sociale et de modernité culturelle capables de stimuler les territoires environnants et à plus grande échelle un pays entier
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cette forte urbanisation est aujourd’hui encore diabolisée comme s’il s’agissait là d’une menace planétaire et les problèmes liés à cette urbanisation accélérée sont présentés comme insolubles (étalement urbain désordonné, pression anarchique sur les ressources, dysfonctionnement des équipements, …)
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l’eau notamment est un de ces soucis majeurs et une problématique prioritaire au cœur de ces aménagements ; de même pour les espaces les plus fragiles en bordure de ces agglomérations qui sont constamment menacés par son extension$
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au nom du développement durable, la communauté internationale se préoccupe de minimiser ces dégradations et de sauvegarder au maximum ces espaces menacés
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les pays en forte croissance économique sont les plus enclins à peser sur l’environnement et le peu de réglementation à ce sujet incite les industries les plus polluantes à venir s’y implanter et c’est ainsi que la plupart des créations de richesse dans les pays du Sud se fait au prix d’impacts environnementaux plus ou moins lourds et dangereux
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avec l’émergence de politiques de développement durable, le XXIème siècle s’ouvre sur la perspective d’une meilleure gestion de la planète et de son environnement ; néanmoins, ce système de pensée peut paraitre assez élitiste avec des pays riches qui ont les moyens de se préoccuper de l’environnement et des pays plus pauvres qui n’en ont pas forcément les moyens
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la durabilité des politiques de développement durable reste un enjeu majeur dans notre monde en perpétuel changement et dans ce contexte, les pays du Sud sont les enjeux majeurs de demain
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en effet concilier développement du pays et développement durable ne semble pas chose aisée et l’équation n’est pas résolue à ce jour puisque le développement du pays est souvent lié à des activités peu respectueuses de l’environnement







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